Art de vivre

Qu’est-ce que le cholestérol ?

Si vous présentez un risque de maladie cardiaque. Ou une autre condition potentiellement déclenchée par un taux de cholestérol élevé, votre médecin pourrait vous demander d’abaisser son taux.

Le débat sur le rôle que joue le cholestérol dans les maladies cardiaques et d’autres problèmes est controversé et peu concluant.

Certains experts appuient hypothèse lipidique, qui s’intéresse à l’impact du cholestérol sur le sang. Les acides gras saturés sont les principaux responsables des maladies cardiaques, car ce type de gras fait augmenter le cholestérol.

D’autres soutiennent que ces théories sont dépassées et qu’elles diabolisent injustement les acides gras saturés et le cholestérol. Une méta-analyse a soutenu que les 40 études examinées

 » n’avaient pas la rigueur méthodologique nécessaire pour tirer des conclusions sur les effets du cholestérol sur le risque de maladie cardiaque « .

Quoi qu’il en soit, l’excès de cholestérol demeure une préoccupation pour de nombreux médecins et autres professionnels de la santé. Mais pourquoi cet élément a-t-il une si mauvaise réputation ?

Ce que vous devez savoir sur le cholestérol

Vous avez besoin de cholestérol pour vivre. Il est essentiel au bon fonctionnement de vos cellules et constitue un élément fondamental des membranes cellulaires.

Cette substance cireuse et grasse sert également de précurseur pour la vitamine D, les acides biliaires (servant à digérer les lipides) et les hormones, dont la testostérone et l’œstrogène.

Le cholestérol est une substance essentielle fabriquée par le foie, mais aussi présente dans les aliments d’origine animale, notamment la viande et les œufs.

Seulement 15 % du cholestérol circulant dans le sang provient de ce que vous mangez, nous dit le Dr Steven Nissen, médecin cardiologue à la Clinique de Cleveland. Les 85 % restants proviennent de votre foie.

En d’autres termes, si vous réduisez votre taux de cholestérol alimentaire, vous n’avez pas vraiment d’impact sur le taux de cholestérol sanguin.

Bien que l’accent soit généralement mis sur l’hypercholestérolémie, un taux trop faible peut également être un problème, puisque presque tous les organes de votre corps dépendent de cette molécule.

Votre cerveau, par exemple, contient environ 20 % de votre cholestérol, ce qui aide à développer et à protéger les cellules nerveuses.

Le cholestérol est insoluble dans l’eau, il a donc besoin d’une « navette » pour le transporter dans votre circulation sanguine. Ces navettes sont appelées lipoprotéines. Il s’agit notamment des lipoprotéines de basse densité (LDL) et des lipoprotéines de haute densité (HDL). (Il y a d’autres lipoprotéines, mais pour plus de simplicité, nous allons nous en tenir à ces deux-là.)

« Votre foie enrobe votre cholestérol de protéines et l’empaquette avec quelques autres substances, ce qui lui permet d’entrer dans votre système sanguin « , dit Jonny Bowden, dans The Great Cholesterol Myth.

« Dans notre cas, l’emballage des protéines agit comme un passeport, permettant au cholestérol de voyager dans votre circulation sanguine « , dit-il. « Ce sont ces paquets – connus sous le nom de lipoprotéines – que nous mesurons lorsque nous mesurons notre taux de cholestérol. »

Traditionnellement, les lipoprotéines de haute densité sont considérées comme votre « bon » cholestérol. Car il transporte le cholestérol d’autres parties de votre corps vers votre foie, ce qui élimine ensuite ce cholestérol de votre corps.

Les lipoprotéines de basse densité, cependant, sont votre « mauvais » cholestérol, car des taux élevés peuvent contribuer à l’accumulation de plaques d’athérome. Ces plaques peuvent bloquer la circulation sanguine vers votre cœur et d’autres organes, pouvant engendrer une crise cardiaque et d’autres problèmes.

Pourtant, comme vous le verrez, classer les lipoprotéines de haute et basse intensité comme bons ou mauvais, simplifie considérablement trop les choses.

Déterminer si vous avez un taux de cholestérol élevé

Un taux élevé ne présente aucun signe ou symptôme. Les analyses sanguines traditionnelles porteront sur des mesures spécifiques de l’hypercholestérolémie et d’autres facteurs de maladies cardiaques, notamment :

   – Le cholestérol total

   – LDL

   – HDL

   – Triglycérides

   – Protéine C-réactive (protéine du sang qui mesure l’inflammation)

La fréquence à laquelle votre médecin vérifie votre taux de cholestérol dépend de votre âge, de votre condition, de vos facteurs de risque et de vos antécédents familiaux. Les experts recommandent aux hommes de 45 ans et aux femmes de 55 ans de subir un test tous les uns à deux ans.

Parmi les conditions qui peuvent contribuer à un taux de cholestérol élevé ou anormal, mentionnons : l’obésité, le diabète, l’insuffisance thyroïdienne et d’autres problèmes comme les maladies hépatiques ou rénales.

Quelles sont les causes de l’hypercholestérolémie ?

L’hypercholestérolémie en soi n’est pas un problème médical, et les experts ne s’entendent pas sur ce qui constitue un taux « élevé ». Traditionnellement, les chercheurs attribuent les graisses saturées comme un coupable de l’hypercholestérolémie, qui déclenche par la suite une maladie cardiaque.

Des recherches plus récentes suggèrent cependant que les graisses saturées n’obstruent pas vos artères.

D’autres études indiquent que le sucre et d’autres glucides transformés sont un facteur de risque plus important pour les maladies cardiovasculaires. Ils peuvent contribuer à l’apparition d’inflammation chronique.

Une étude a révélé que le remplacement des acides gras saturés par des glucides raffinés (surtout ceux qui contiennent des sucres ajoutés) a un effet négatif sur les LDL, les HDL et les triglycérides. En fait, une alimentation riche en sucres ajoutés peut multiplier par trois votre risque de maladie cardiovasculaire.

Un taux élevé de cholestérol ne raconte pas toute l’histoire

Le fait que les acides gras saturés augmentent le cholestérol et créent des problèmes cardiaques est devenu (comme le dit Mark Hyman, dans Food : What the Heck Should I Eat ?) « Horriblement simplifié et complètement faux ».

Aux états unis, les Directives alimentaires de 2015 publiées par le ministère de la Santé et des Services sociaux en collaboration avec le ministère de l’Agriculture, ont déclaré : « Le cholestérol n’est pas considéré comme un nutriment préoccupant en cas de surconsommation « .

Il s’agit là d’un changement radical par rapport aux recommandations alimentaires précédentes, qui préconisaient de limiter la consommation de cholestérol à 300 mg par jour au maximum.                            

Pour compliquer davantage les choses, les mesures que votre médecin utilise pour mesurer les taux de cholestérol – HDL et LDL – pourraient ne pas être entièrement exactes.

« L’idée du  » bon  » et du  » mauvais  » cholestérol est un concept totalement dépassé « , écrit Jonny Bowden. « Le principe de base est simple : les tests médicaux conventionnels ne peuvent pas toujours révéler les problèmes sous-jacents. »

Bowden affirme plutôt qu’il existe des sous-types spécifiques de LDL et de HDL, dont certains sont meilleurs que d’autres. Les plus importants sont le sous-type A et le sous-type B :

         – Le sous-type « A » est grand et duveteux (comme du coton) il est relativement inoffensif.

         – Le sous-type « B » est petit, dur et dense. Ces molécules de LDL créent des dommages en s’oxydant, en adhérant à vos parois artérielles et en déclenchant une inflammation.

En d’autres termes, dire que vous avez un LDL élevé ou un HDL faible ne vous dit pas vraiment quel sous-type de LDL ou de HDL vous avez. Plutôt que de classer les LDL comme mauvais et les HDL comme bons, il faut considérer le sous-type de HDL et de LDL.

« L’une des raisons pour lesquelles les petites molécules de LDL B sont si mauvaises, c’est qu’elles sont les plus susceptibles d’être oxydées. De plus, elles sont assez petites pour pénétrer les parois artérielles en premier lieu « , déclare Bowden. « Plus les particules sont petites (et le sous-type B est formé de petites particules), plus elles sont inflammatoires. »

De même, tous les HDL ne sont pas « bons ». Une étude a révélé que le HDL chez les personnes en bonne santé diffère du HDL chez les personnes atteintes de maladies chroniques.

Alors que le « bon » HDL chez les personnes en bonne santé réduit l’inflammation, le « mauvais » HDL ne le fait pas.

« Pendant de nombreuses années, le HDL a été considéré comme un bon cholestérol et a généré une fausse perception, selon laquelle plus il y a de HDL dans le sang, mieux c’est « , a déclaré le Dr Angelo Scanu, dans cette étude. « Il est maintenant évident que les sujets présentant un taux élevé de HDL ne sont pas nécessairement protégés contre les problèmes cardiaques et devraient demander à leur médecin de vérifier si leur HDL est bon ou mauvais ».

Vous pouvez savoir si vous avez les bons ou les mauvais sous-types de HDL et LDL avec un test de taille de particules, qui mesure (entre autres) le nombre de particules LDL et HDL et leurs tailles. Bowden considère qu’un test de taille de particules est « le seul test de cholestérol qui compte. »

Bien qu’un taux élevé de cholestérol puisse être un facteur déterminant des maladies cardiaques et d’autres affections, cette molécule est aussi la pièce d’un casse-tête très compliqué. « Les maladies du cœur sont une affection complexe qui comprend non seulement le cholestérol, mais aussi l’inflammation, la glycémie, les triglycérides et une foule d’autres facteurs « , explique M. Hyman.

Comment faire baisser le cholestérol naturellement

Certains facteurs qui influent sur le type de cholestérol sont indépendants de votre volonté, comme l’âge et la génétique.

Pourtant, même si vous avez des antécédents d’hypercholestérolémie dans votre famille, vous n’êtes pas condamné à son sort. De nombreux facteurs de normalisation du cholestérol sont entièrement sous votre contrôle.

Si vous avez un taux de cholestérol élevé, votre médecin pourrait choisir de vous prescrire des statines ou d’autres médicaments contre le cholestérol. Mais certaines recherches montrent que les médecins prescrivent trop de statines aux personnes en bonne santé à faible risque cardiovasculaire.

En fin de compte, la question de savoir si vous devriez prendre des statines ou d’autres médicaments contre le cholestérol devrait être entre vous et votre médecin.

Vous pourriez plutôt discuter de solutions de rechange. Des changements liés au régime alimentaire et au mode de vie, qui, selon les recherches, peuvent normaliser les LDL, le cholestérol total et plus encore, tout en vous aidant à perdre du poids. Un chiropraticien peut également vous aider à créer un programme qui aide à normaliser le cholestérol sans médicaments.

Heureusement, la recherche montre que les changements du mode de vie comme la perte de poids, l’exercice et la modification de l’alimentation peuvent améliorer la qualité des lipoprotéines si vous avez un taux de cholestérol élevé.

Les aliments qui abaissent le taux de cholestérol devraient se concentrer sur ceux réduisant les inflammations. Puisque peu de cholestérol alimentaire contribue au cholestérol sanguin, vous pouvez ou non réduire les aliments riches en cholestérol.

Une autre façon de normaliser l’hypercholestérolémie consiste à mettre l’accent sur la qualité des aliments. Une étude a révélé que le bœuf nourri à l’herbe a un meilleur profil nutritionnel que le bœuf nourri au grain.

Des études récentes sur les œufs (un autre aliment riche en cholestérol) montrent que l’ajout de cholestérol alimentaire n’a pas d’effet négatif sur votre profil de cholestérol. En fait, ils pourraient même améliorer le profil des lipoprotéines et les HDL. Encore une fois, la qualité est importante.

Alors que faire ?

1. Augmenter les acides gras insaturés et polyinsaturés. Alors que nos ancêtres paléolithiques mangeaient à peu près autant d’acides gras polyinsaturés oméga-6 que d’acides gras polyinsaturés oméga-3, nous mangeons aujourd’hui 20 fois ou plus d’acides gras oméga-6 (qui ont tendance à avoir une action pro-inflammatoire) et peuvent donc contribuer aux maladies inflammatoires, dont l’athérosclérose ou le durcissement des artères. Les aliments anti-inflammatoires comprennent les noix, les graines, les fruits à faible teneur en sucre comme les baies et l’avocat, l’huile d’olive extra vierge, le saumon sauvage et les légumes. Si vous ne mangez pas régulièrement des fruits de mer, pensez à prendre des suppléments d’huile de poisson pour obtenir ces acides gras anti-inflammatoires.

2. Ajoutez plus de fibres. La recherche montre que les fibres alimentaires – en particulier les fibres solubles, peuvent réduire le taux de cholestérol. C’est parce que le cholestérol en excès se lie aux fibres solubles, que vous excrétez ensuite de votre corps. Visez au moins 35 grammes de fibres par jour provenant d’aliments comme les fruits, les légumes, les noix et les graines. (Bon nombre de ces aliments végétaux fournissent également des antioxydants pour équilibrer le stress oxydatif qui peut contribuer aux maladies du cœur.

3. Diminution de la consommation de sucre. Trop de sucre et de glucides raffinés – surtout sans aliments sains (oméga-3, les antioxydants et les fibres alimentaires) – peuvent contribuer à l’inflammation. Vous connaissez les suspects habituels, mais le sucre peut se cacher dans des endroits pas si évidents, y compris les vinaigrettes. Apprenez à lire les étiquettes. Tout ce qui se termine par -ose est du sucre.

4. Mangez plus d’aliments fermentés. Les aliments fermentés comme la choucroute non pasteurisée et le kimchi sont riches en probiotiques pour favoriser la santé intestinale. La plupart d’entre nous ne consomment pas ces aliments régulièrement, ce qui fait qu’un supplément avec un probiotique est idéal. Une méta-analyse d’essais a révélé que les suppléments probiotiques pouvaient réduire considérablement le cholestérol.

5. Arrêter de fumer. Parmi ses dommages, le tabagisme augmente le risque d’inflammation, le stress oxydatif et bien d’autres choses encore. Le tabagisme est également un facteur de risque de maladie cardiaque.

6. Mettre en œuvre les facteurs liés au mode de vie. Le maintien d’un taux de cholestérol normal commence par l’alimentation, mais exige aussi un bon sommeil, la gestion du stress et la collaboration avec votre chiropraticien pour réduire vos facteurs de risque d’autres maladies chroniques. Essayez de dormir huit heures par nuit. La méditation, le yoga, la respiration profonde et la pleine conscience sont d’excellents moyens de se détendre.

7. La L-Carnitine. Il a été prouvé que la carnitine réduit l’oxydation des LDL et le cholestérol. La L-carnitine est LE nutriment, le « ferry » pour ainsi dire, qui transporte les acides gras du sang dans les mitochondries. Les « usines » productrices d’énergie dans les cellules, pour que les acides gras puissent être utilisés comme énergie. La L-carnitine aide également à améliorer l’endurance en inhibant l’accumulation d’acide lactique, l’une des principales causes de fatigue. Il a également été démontré que la L-carnitine réduit l’accumulation de déchets métaboliques pendant l’exercice. Cela permet d’augmenter la charge de travail pendant l’exercice et d’améliorer la récupération après.

8. Bougez plus. L’exercice régulier est un moyen efficace de normaliser l’hypercholestérolémie. La recherche montre que l’exercice d’intensité élevée et modérée peut augmenter les HDL et diminuer les LDL et les triglycérides.

L’hypercholestérolémie et le risque de maladie cardiaque ne surviennent pas du jour au lendemain. De même, la normalisation des taux de cholestérol par des modifications de l’alimentation et du mode de vie peut prendre du temps.

Un chiropraticien peut créer un plan diététique, nutritionnel et de style de vie qui fonctionne pour vous. Travaillez avec votre médecin pour déterminer ce qui crée votre taux de cholestérol élevé. Avec le bon plan, vous pouvez normaliser complètement le cholestérol et toutes les complications liées.

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